Une Etoile de la Belle Epoque 


Polaire - Livre de Françoise Giraudet










Polaire

La demoiselle à la rose rouge

de Françoise Giraudet
145 pages (21 x 29 cm) – 30 €

Environ 350 documents couleurs et noir et blanc

Utilisation non autorisée d'images appartenant à polaire-1900.com

Près de 40 illustrations présentées dans ce livre sont des images provenant de notre site
polaire-1900.com qui ont été utilisées par Mme Françoise Giraudet sans autorisation. Et sans aucune mention de leur provenance.

Ces images sont des reproductions de documents ou d'objets appartenant à l'auteur du site
polaire-1900.com (et à quelques autres collectionneurs dont Mme Giraudet ne fait pas partie) qui les a scannés ou photographiés pour ce site. On trouvera ci-dessous la liste détaillée de c
es emprunts, ainsi que nos commentaires sur ce sujet.

Le livre que Françoise Giraudet vient de publier devrait répondre à l'attente de ceux qui commencent à s'intéresser à Polaire et souhaitent mieux la connaître.
Dans son avant-propos, Mme Giraudet écrit que « ce sont les regards croisés entre les souvenirs de l'actrice et l'approche de ses contemporains [qu'elle a] souhaité rassembler ».
Et, en effet, il ne s'agit pas là d'une biographie, mais d'un texte donnant forme à une compilation bien documentée d'écrits que les contemporains de Polaire lui ont consacrés (Colette et Willy, bien sûr, mais également Jean Lorrain, Jean de la Hire et bien d'autres), ainsi que de nombreux articles de l'époque. Le tout agrémenté de nombreux extraits de l'autobiographie de Polaire, publiée en 1933. (1)
Ces très nombreuses citations qui émaillent le texte de Mme Giraudet nous restituent une image de Polaire qui ne comporte pratiquement aucun élément biographique réellement nouveau, mais rend bien compte de la perception que ses contemporains avaient de son originalité et de son talent.

L'intérêt de cet ouvrage réside également, bien sûr, dans l'importante iconographie qui s'y trouve rassemblée. Soit environ 350 documents (et non
« environ 500 » comme l'indique le bon de commande envoyé à ceux qui souhaitent acheter ce livre).

Même s'il est inévitable qu'un ouvrage de cette nature comporte quelques erreurs, il nous semble important d'en souligner deux qui sont souvent reproduites et dont nous aurions pu penser que Mme Giraudet les aurait évitées.
La première concerne le prénom de Polaire qui est Émélie Marie (sans trait d'union) et non « Émélie-Marie », comme l'écrit Mme Giraudet pages 9 et 10. Cette erreur est d'autant plus étonnante que Mme Giraudet reproduit page 10 un extrait des Registres de l'Etat Civil d'Alger daté du 10 Octobre 1918 qui fait partie de notre collection et dont elle a emprunté la repro-duction à notre site (qui en présente également un détail agrandi).
La seconde inexactitude, qui nous semble encore plus étonnante que la première, concerne le chapitre consacré à « Polaire au cinéma »
(pages 95 et 96). En effet une carte postale représentant Pauline Polaire est reproduite page 95 avec la légende suivante : Polaire sous son nom d'actrice de Cinéma : Pauline Polaire.
Or, Pauline Polaire n'est en aucun cas Polaire. Mais une actrice, probablement italienne, dont nous ne savons que très peu de choses. Si ce n'est qu'elle serait née en 1905. Et qu'elle a joué dans Maciste all'inferno, un film de Guido Brignone (1926) aux côtés de Bartolomeo Pagano. Nous mettrons d'ailleurs prochainement en ligne une page avec deux cartes postales de Pauline Polaire (dont celle reproduite dans le livre de Mme Giraudet, que nous possédons également).
Ce qui nous semble le plus incompréhensible dans cette confusion, c'est qu'il suffit, selon nous, de regarder la photographie de Pauline Polaire pour constater qu'il ne peut s'agir de Polaire.

Signalons également les légendes erronées de trois reproductions.

Page 55, sous la photographie d'une statuette représentant Polaire, Mme Giraudet écrit : Polaire vers 1900 : statuette peut-être de Guiseppe Bozzi. Bronze de 16,5 cm x 6,8 cm. Il s'agit-là d'une reproduction qui provient de notre site. Et si Mme Giraudet en a bien recopié les dimensions, elle l'attribue par contre, à tort, à Guiseppe Bozzi qui n'était pas sculpteur mais peintre et doreur au... 18ème siècle. Alors que l'auteur de ce bronze est bien Jean-Louis Bozzi, comme nous l'indiquons.

Pages 85 et 111, Mme Giraudet reproduit un programme du Mishler Theatre d'Altoona, Pennsylvanie (USA) datant de 1913 qui fait également partie de notre collection et que l'on peut voir sur notre site. Mais elle écrit, à tort : Programme du London Opera House à Londres : Le Visiteur en 1910.

Dans la mesure où ces inexactitudes concernent la description de documents
« empruntés » à polaire-1900.com, nous ignorons s'il s'agit-là d'une incapacité de Mme Giraudet à reproduire correctement les informations provenant des nombreux documents qu'elle a consultés. Ou d'une tentative pour masquer l'origine de ces « emprunts ».

Ma plus sûre Amie  

Mais la plus intéressantes de ces erreurs concerne l'image ci-contre, reproduite page 103 avec le commentaire : Chiffre de Polaire que l'on retrouve sur son papier à lettres.

Car il s'agit-là en réalité d'une image que l'on ne retrouve
sur aucun de ses papiers à lettres et qui n'existe que sur la page d'accueil de notre site. Nous avons en effet « inversé » l'image de la petite chienne, pour une question de mise en page. Et nous signalons cette modification sur celle où nous présentons l'image complète de cet en-tête.

Ajoutons que le terme chiffre est impropre puisqu'il désigne un « entrelacement de deux ou de plusieurs lettres initiales des noms d'une ou de deux personnes : Faire graver du papier à lettres à son chiffre » (définition du Larousse illustré).

Ces erreurs ne se limitent pas, bien sûr, aux documents provenant de Polaire 1900. Signalons, par exemple, la photographie en noir et blanc qui est reproduite en haut de la page 28. La légende de cette photographie indique : Emilienne d'Alençon une des trois grâces de la Belle Epoque. Il s'agit en réalité de Liane de Pougy.

Mais venons-en à présent à ces images de notre site que Mme Giraudet a utilisées pour illustrer son livre.

Et tout d'abord, que l'on nous comprenne bien. Nous n'avons strictement aucun droit sur les oeuvres originales, qu'il s'agisse de textes, de photographies, de revue, ou de toute autre source. Et tout notre site témoigne, d
ès sa page d'accueil, de notre respect du droit des auteurs. Mais nous sommes les propriétaires légitimes des documents ou objets que nous avons personnellement scannés ou photographiés pour ce site. Et nous entendons que nos droits soient respectés.

Nous citerons, à ce sujet, un passage d'un site du Ministère de l’Education Nationale consacré au Droit sur Internet (il existe beaucoup d’autres sites consacrés à ce thème) qui précise en particulier
: « Un site Web peut être considéré comme une oeuvre originale, les droits d’auteurs s’imposent pleinement aux utilisateurs, même en cas d’exploitation à des fins pédagogique ». Il est, de plus, très clairement indiqué en bas de la page d'accueil et des pages principales de notre site que L'intégralité de ce site (textes et images numériques) est © www.polaire-1900.com 2006-2016.

Mais il est une autre raison qui fait que nous estimons devoir dénoncer ces emprunts non autorisés d'images de notre site. Et cette raison est la suivante. Mme Giraudet se présente dans l'avant-propos de son livre (et dans le dossier de presse qui en accompagne la distribution) comme une
« [c]ollectionneuse de longue date ». Et mentionne d'autre part, en fin de volume, un certain nombre de sources qu'elle crédite de documents présentés dans son livre. Mais elle ne mentionne pas notre site comme source d'une part non négligeable des documents qui y sont reproduits.
Et, de ce fait, par différence entre les sources référencées et celle (notre site) qu'elle a délibérément omise, Mme Giraudet apparaît, aux yeux de ses lecteurs, comme propriétaire de documents ou objets qui font partie de notre collection. Ce qui est totalement inacceptable !


Ce que nous constatons tout d'abord au sujet de ces images que Mme Giraudet a utilisées sans autorisation, c'est qu'elles sont d'une qualité très nettement inférieure à ce qu'elle est sur Polaire 1900. Et nous n'excluons pas que ce soit là un choix visant à relativiser ces « emprunts ». Ou à les dissimuler.

Mais, on le sait, les documents anciens ne sont pas des objets parfaits, sans défauts. Et ce sont ces défauts qui permettent de les identifier. De plus, les numérisations « empruntées » à notre site ont toutes des caractéristiques qui permettent de les identifier très précisément. Ce qu'une expertise confirmera sans difficulté, si nécessaire.

Précisons que nous aurions peut-être compris que les images en question soient reproduites sans autorisation dans le livre de Mme Giraudet, si elle avait eu au moins la décence d'en mentionner la provenance. Mais nous n'acceptons en aucun cas cette utilisation des reproductions présentées sur notre site sans la moindre considération pour notre travail.

Car nous espérons, même si nous avons toutes les raisons d'en douter, que Mme Giraudet peut concevoir qu'un site comme le notre nécessite un certain travail. Au même titre que la publication d'un livre. Que les documents ne sont pas choisis au hasard. Que leur numérisation, la retouche des images obtenues, la recherche d'informations sur certains documents, tout cela demande du temps. Et parfois de l'acharnement. Et que malgré cela, l'accès à notre site est entière-ment gratuit. Et le restera. Notre seul objectif étant de faire mieux connaître Polaire. Et de proposer à ceux qui l'aiment ou s'intéressent à elle un site qui soit digne d'elle.

Nous avons contacté Mme Giraudet par e-mail. Et elle nous a répondu par courrier recommandé. En affirmant, au sujet des documents qui sont (relativement) courants, qu'elle les possède également. Mais si ces documents sont aussi courants que le prétend Mme Giraudet, pourquoi a-t-elle reproduit dans son ouvrage les exemplaires qui font incontes-tablement partie de notre collection ? Comme, par exemple, les deux cartes postales reproduites pleines pages et qui sont clairement identifiées par une date et une signature (page
31). Ou un timbre et une oblitération (page 61).

Dans son courrier, Mme Giraudet écrit que les clichés Talbot, Nadar, Harcourt n'existent pas en un seul exemplaire. Ce que nous savons pertinemment. Mais ce que nous savons également, c'est que les reproductions de ces clichés qui se trouvent dans le livre de Mme Giraudet sont les numérisations que nous avons faites des clichés originaux que nous possédons.

Et nous sommes convaincus que Mme Giraudet ne possède pas ces clichés. Car, si tel était le cas, pour quelle raison les reproductions présentées dans son livre sont-elles celles qui se trouvent sur notre site ? De plus, nous présentons sur notre site trois clichés Talbot (rares) et deux clichés Harcourt (très rares). Et Mme Giraudet reproduit dans son ouvrage exactement ces mêmes clichés. Pas un de plus. Pas un de moins.

Au même titre, nous sommes convaincus, pour les mêmes raisons, que Mme Giraudet ne possède pas non plus les petits formats de Gobée du Public, Les faux aristos et Le Langage des Doigts. Car les reproductions présentées dans son livre proviennent incontestablement de notre site. De plus, les petits formats de Polaire sont rares. Et
ce sont très précisément les trois mêmes petits formats que l'on retrouve dans l'ouvrage de Mme Giraudet.

Ajoutons que, dans le courrier qu'elle nous a adressé, Mme Giraudet parle beaucoup de ces documents qui n'existent pas en « un unique exemplaire
». Mais qu'elle reste totalement silencieuse au sujet des documents qui, eux, sont uniques (la carte d'identité de Polaire datant de 1930, l'extrait des Registres de l'Etat Civil d'Alger daté du 10 Octobre 1918, le bronze de Jean-Louis Bozzi, l'exemplaire du livre Une Passade avec la double dédicace de Willy et de Polaire, pour n'en citer que quelques-uns). Et son silence, incontestablement, est un aveu.

Mais pourquoi Mme Giraudet s'acharne-t-elle à ce point à nier l'évidence ?

Il nous semble que la réponse à cette question se trouve dans ce passage de son avant-propos (que nous avons partiellement cité plus haut) dans lequel elle se présente comme une « [c]ollectionneuse de longue date, surprise par l'abondance et la variété de l'iconographie consacrée à Polaire
». Visant par là à accréditer l'idée qu'elle détiendrait la plus grande partie des documents présentés dans son livre, à l'exception de ceux qu'elle identifie à la page Remerciements.

Or, nous avons la conviction que ce qui conduit Mme Giraudet à défendre avec autant d'acharnement et contre toute logique une cause dont elle devrait avoir compris qu'elle est perdue d'avance, c'est précisément la crainte de se voir dépossédée, aux yeux de ses lecteurs (mais pas seulement aux leurs), de cette part de sa collection qui ne lui a jamais appartenue. Et de voir ternir la gloire dont elle aimerait se voir auréolée par la publication de son livre. Qui, nous l'avons dit, n'est pas dénué d'intérêt. Mais ne fait pas d'elle, loin s'en faut, une spécialiste incontournable de Polaire.

Nous dirons, pour conclure, qu'en utilisant de nombreuses reproductions provenant de notre site, Mme Giraudet a amplement prouvé que notre collection n'a vraiment rien à envier à la sienne, bien au contraire. Et qu'elle constitue même une source iconographique assez enviable.

(1)
On pourra penser, à juste titre, que c'est précisément ce que nous avons fait sur les pages Biographie de notre site. Mais si nous avons fait le choix de n'y inclure aucune information nouvelle sur Polaire, c'est pour des raisons évidentes que l'on comprendra aisément en lisant nos commentaires sur cette page.
Nous ne présenterons pas, par exemple,
les lettres les plus significatives de la correspondance que Polaire a adressée à Pierre Louÿs. Et cela même si le collectionneur Suisse à qui cette correspondance appartient nous en a transmis une numérisation complète.


On trouvera ci-dessous la liste des images de notre site que Mme Giraudet a utilisées dans son livre. Les nombres en rouge correspondent aux numéros des pages sur lesquelles ces images sont reproduites. En cliquant sur ces nombres, on affichera la page de Polaire 1900 sur laquelle se trouve l'image originale.
Ajoutons que nous suspectons Mme Giraudet d'avoir utilisé une dizaine d'images supplémentaires provenant de notre site pour
illustrer son livre. Mais dans la mesure où nous n'avons pu l'établir de manière incontestable, nous nous sommes abstenus de les reprendre dans cette liste.

En haut. Extrait des Registres de l'Etat Civil d'Alger (octobre 1918).
En bas à droite. Dessin de Willette paru dans Le Courrier Français (juin 1893).
/ 25b / 25c Les trois documents de cette page. Programme de la Scala de novembre 1898 (deux images) et petit format de Le Langage des doigts. Une photographie a été ajoutée sur l'image du haut.
Au milieu à gauche. / 30b En bas à gauche. Petits formats de Gobée du Public et Les faux aristos.
Reproduction pleine page (voir la date et la signature en haut de la carte).
Signalons que cette image apporte une preuve supplémentaire (s'il en était besoin) des emprunts pratiqués par Mme Giraudet, puisque l'on aperçoit, en haut, une partie du cadre bleu
qui entoure tous les documents qui sont présentés sur notre site. Ce qui explique (pour des raisons que nous n'exposerons pas d'avantage ici) pourquoi la qualité des images « empruntées » par Mme Giraudet telles qu'elles sont reproduites dans son livre est à ce point inférieure à celle des images originales sur notre site.
En bas à droite.
En haut à droite. / 55b En bas. Comme nous l'avons indiqué plus haut, le bronze est de Jean-Louis Bozzi et non de Guiseppe Bozzi (qui était peintre et doreur au... 18ème siècle), comme l'écrit Mme Giraudet.
Reproduction pleine page (voir le timbre et le cachet de la poste).
En haut.
En haut (voir les prénoms ajoutés sur la carte). / 67b En bas à gauche (double dédicace de Polaire).
En haut.
Reproduction pleine page.
En bas. Cliché Talbot.
En bas. Comme nous l'indiquons sur la page sur laquelle nous présentons ce document, il s'agit d'un programme du Mishler Theatre d'Altoona, Pennsylvanie (USA) datant de septembre 1913. Et non pas d'un programme « du London Opera House » datant de 1910, comme l'écrit Mme Giraudet.
En bas.
En bas (image retravaillée pour ce site).
En haut.
En haut. / 92b En bas. Le détail de l'image principale n'existe pas dans l'article original. Nous l'avons créé pour ce site, pour illustrer l'article de La Revue Théâtrale, N° 38 de Juillet 1905.
Reproduction pleine page. Cliché Talbot.
Le troisième cliché Talbot emprunté à notre site.
En bas à droite.
En bas. Cette image n'existe que sur la page d'accueil de notre site. Et, contrairement à ce qu'écrit Madame Giraudet, et comme nous l'avons souligné plus haut, il ne s'agit pas là du chiffre de Polaire. Tout d'abord parce que le terme chiffre est impropre. Mais surtout parce qu'il s'agit-là d'une image modifiée d'un détail de l'en-tête de ce papier à lettre sur lequel nous avons « inversé » l'image de la petite chienne. Comme nous l'indiquons d'ailleurs sur la page sur laquelle nous présentons ce document.
En haut. Cliché Harcourt. Il est intéressant de constater que Mme Giraudet ne nous a pas contactés pour reproduire ce cliché et celui de la page 119, mais qu'elle semble, par contre, avoir demandé l'autorisation des Studios Harcourt pour les reproduire dans son livre.
En haut à droite.
En haut. Même commentaire que pour la page 85.
Détail de l'image de la page 93.
En haut. Image également reproduite page 138. Il est intéressant de noter que Mme Giraudet reproduit dans son livre cet article que nous présentons sur notre site depuis deux ans. Qu'elle reproduit, comme nous, à la fin de cet article l'image provenant de notre site. Et qu'elle a, comme nous, souligné les fautes que comporte le texte original avec la mention (sic). Nous ne pouvons, en l'occurrence, affirmer que Mme Giraudet a effectué là un copier-coller de plus à partir de notre site. Mais l'on comprendra sans doute que nous n'excluions pas totalement cette éventualité.
En haut. Dédicaces de Willy et Polaire. / 118b En bas.
En haut. Cliché Harcourt. Même commentaire que pour l'image reproduite page 106.
En bas.
Carte d'identité de Polaire (cette image provient bien de notre site et non du site consacré à la chanson française qui ne présente que des détails de ce document).

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