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Textes
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Les mots sont ce qu'il nous reste quand le silence apparaît comme insupportable...

Dislocation simultanée dans une tête conçue uniquement comme un réceptacle pour les cris et les hurlements dont les orifices auditifs ne servent qu'à véhiculer leurs folies...

La fragilité des conduits auditifs se traduit par la puissance des sous-entendus auxquels il n'est pas toujours possible d'échapper...

On peut percevoir le bruit à travers le silence des paroles pensées fortement mais non prononcées... Terrible bruit tout à fait assourdissant...

Rien n'égalait l'aversion originale...

Mentir c'est avant tout dire à l'autre les mots qu'il attend...

Ses Yeux Cousus ne semblent ni ouverts ni
fermés : A moins que ce ne soit les 2 en même
TemPs... N'est ce pas ça la Vie: des Yeux
Qui s'ouvrent et des Yeux Qui se ferment ?

Avec, parfois, l'impression d'une dislocation baignant dans la lumière du jour,... comme une viande baignant dans son jus...

Démarche, déambulement incertain, comme basculant sans cesse de la nuit vers le jour,... de la droite vers la gauche,... sans jamais marquer de temps de repos,... donnant, à 40 ANS, l'impression forte qu'il n'avait jamais dormi, jusqu'à ce jour, qu'une seule nuit sans le comprendre, ou le percevoir bien lui-même, noyé profondément dans ses rêves, qu'il était...

Profond dément schizophrène...


Son œil était exercé d'une manière presque sordide à explorer son monde intérieur, en ayant soin depuis toujours de ne jamais rien déplacer ni décaler de l'ordre originel qui le régissait,... enfin, croyait-il, ou, plutôt, préférait-il le croire, ... afin de tenter de repousser l'échéance de sa folie,... qui grattait derrière chaque porte de sa raison, qu'il percevait déjà vacillante (non pas la porte, mais sa raison) vrillant ses conduits auditifs...

L'abbé fut tellement bouleversé qu'on l'accuse d'hérésie qu'il finit par se jeter par la fenêtre... On vit alors son âme s'envoler et, le miracle s'accomplissant, il se transforma en moineau dessus de tous soupçons...

Les Cochons mangent comme des Porcs...

Il lui faisait tellement confiance qu'il préféra se méfier...

Je pense que si nous nous entendions nous n'aurions jamais besoin de parler...

L'Homme à souvent le sentiment que les tâches ménagères laissent des traces sur son orgueil...

Une issue donne souvent sur une impasse...

Je crois que certains médicaments agissent et modifient la perception même de la conscience et de ce qu'elle peut contenir...

Le centre nerveux de la douleur est sans doute situé dans le cœur...

Le puissant désir de se jeter par la fenêtre était refréné, non pas tant par la raison que par le fait qu'il habitait au rez-de-chaussée ...

J'ai comme le sentiment que lorsque le créateur a conçu le monde et les hommes il n'avait pas d'yeux pour voir le résultat...

Parfois j'ai le sentiment que ce que je crée sort du vide...

Donner son avis quand on vous le demande ne sert généralement qu'à celui qui le donne...

Ce qui me rassure quand je perds la raison c'est de constater que je l'avais avant sans m'en rendre compte...

Il percevait les yeux comme des oreilles...

Je ne suis jamais tout à fait toujours dans la même réalité...


SAMEDI : 03/09/2005 : 23H 20MS :

Comme on se défend de dire.
Comme un rien vous attache.
Quand l'on doit se censurer.
Comme la parole sert aussi à s'empêcher de dire.
Comme il faut mettre des mots sur tout.
Et surtout des mots.
........................
Comme la tête aux quatre coins d'un cercle.
Comme un angle de vue dans un coin.
Comme une vue de l'esprit s'applique sur la rétine.
Comme deux yeux qui décident de prendre la parole.
Comme une parole sur mesure.
Comme un temps a sa mesure.
Comme un taon pour rien.
Comme un petit rien peut se noyer dans un vers.
Comme un vert se transforme en rouge.
Comme un rouge arrangé.
Comme un oranger est fier de ses petits.
Comme ses pommettes cisaillantes.
Comme une lame de rasoir tient à un fil.
Comme une scie tue action désespérée.
Comme une parole érodée.
Comme une citation dont on a oublié l'auteur.
Comme l'héroïne cherche sa chance.
Comme rien ne m'atteint, et l'après midi non plus.
Comme la lumière est despotique.
Comme parfois l'on est vu avec les yeux de l'indulgence.


SAMEDI : 26/11/2005 :

Entre attente et absence,…
A l'heure de laisser la place à la nuit…
De ces sortes de nuits qui, parfois, déchirent la pensée…
Qui associent sensations à dérisions…
Ces heures qui suggèrent et suppriment les liens, les attaches…
Ces heures qui tout à la fois délient et cloisonnent…
Ces instants qui se dissocient de l'apesanteur…
Des petits soubresauts qui mordent, qui arrachent la peau…
Ses moments ou le temps se dissout…
Toujours présent mais quand même pas là…
Les minutes où l'on désapprend, où l'on oublie…
Et où l'on ne tient plus rien…
Où le regard se pose sur lui-même…
Laissant surgir, contre sa volonté, l'inutilité d'être…
Sans pour autant abandonner…
Parce que dans l'impossibilité d'abandonner…
Parce que dans la faiblesse de l'incapacité à dire non, à renoncer…
Même si le plus simple bon sens le dicte…
Instants de nuits où l'espoir et le désespoir s'entremêlent, s'entrelacent et mènent un combat dont la carcasse du corps devient brindille aux vents des alizés…
Ou le corps n'existe plus en temps que tel, mais devient sable dont la mer se joue…
Moments ou l'espoir peut vivre sa vie d'espoir…
Tout autant que le désespoir peut vivre pleinement sa vie de désespoir…
Et alors seul le rire peut libérer de cette angoisse…
Ces sortes de rires incoercibles plus salvateurs que les larmes…
Plus actifs, et plus vivants que la souffrance elle-même…
De ces rires qui relativisent l'insupportable, l'intolérable, l'innommable grossièreté d'être…
La grotesque prétention d'être et de vouloir le partager …
Tout vivant n'existe en définitif que pour lui-même…
Les mains en sont les liens au monde de l'autre…
Les mains représentent potentiellement l'appartenance au monde…
Les actions possibles sur le monde…
Ses possibilités d'agir, d'aller et de devenir…
C'est seulement et uniquement la nuit dans la solitude que la face peut ne plus avoir besoin de se voiler à elle-même…
C'est la nuit que l'on peut panser et repenser ses blessures…
C'est la nuit que l'on peut resserrer ses liens…
Les rattacher en espérant que demain l'autre ne percevra pas les rafistolages…
Seule la nuit permet d'entendre et d'écouter le silence de sa peur…
Sans craindre d'être entendu…
Seule la nuit peut espérer réalisable sans tromperie les promesses faites à soi-même…
Même s'il sait que demain encore elles ne seront pas tenues ou tenables…
Seule la nuit les rêves peuvent apparaître réalité…
Seule la nuit il peut ne plus être indispensable de brider son imaginaire…
Où la parole peut s'accuser de réception…
La nuit la vie peut reprendre son coure ou elle l'avait laissée la veille…
Où elle se lassait sans s'enlacer…
Il est alors envisageable d'aimer sans restriction…
Sans rétorsions, sans aliénations…
Alors les mots peuvent être dits…
La tête peut s'évader vers d'autres horizons, vers d'autres désirs…
Il n'est plus alors interdit de faire corps avec son enveloppe physique…
Sans faux semblants…
Sans arêtes mathématiques…
Sans pensée enlisée dans le cloaque…
Sans une vision de cloaque nourrissant le chaos…

 


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